Press 3 November 2026 Le Figaro Vox

« Après la tuerie raciste de Trappes, comment l'accusation d'islamophobie sert le projet frériste »

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« Après la tuerie raciste de Trappes, comment l'accusation d'islamophobie sert le projet frériste »

Tribune de Florence Bergeaud-Blackler dans FigaroVox, après l’attentat raciste du 23 octobre à Trappes. Ce matin-là, vers 10h30, un homme ouvre le feu en rafales depuis sa voiture à l’arrêt de bus de la place Van Gogh, armé d’un pistolet-mitrailleur Sten datant de la Seconde Guerre mondiale. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, jeune espoir du MMA, est tué. Cinq personnes sont blessées, dont une fillette de 12 ans. Le suspect, Kévin T., 39 ans, est interpellé à Coignières. Le Parquet national antiterroriste se saisit du dossier le jour même pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante de faits commis en raison de l’appartenance, vraie ou supposée, des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion.

Florence Bergeaud-Blackler y distingue la lutte contre le racisme, qu’elle juge plus que légitime, du combat contre l’« islamophobie » promu par plusieurs figures politiques de gauche après l’attentat. Cette dernière notion, soutient-elle, est fourre-tout et difficile à circonscrire : en amalgamant la critique d’une religion, celle d’un projet politico-religieux et le racisme antimusulman, elle empêche en pratique la critique du projet frériste et sert ses intérêts stratégiques. L’anthropologue prolonge ainsi l’analyse de son livre Le Frérisme et ses réseaux en l’appliquant à la séquence qui s’est ouverte à Trappes.

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