Article d’Erwan Seznec, rédacteur en chef adjoint du service Société du Point, sur le rebond judiciaire de l’affaire strasbourgeoise. Le Point reprend le signalement adressé le 18 septembre par Me Carine Chaix au procureur financier de la Chambre régionale des comptes du Grand Est, et apporte le montant précis de la dépense contestée : 1 800 euros environ, correspondant aux frais d’avocat d’Iman El Feki dans la procédure en diffamation qu’elle avait engagée contre Florence Bergeaud-Blackler.
Erwan Seznec rappelle le fil complet du dossier : le message publié en mars 2025 par Florence Bergeaud-Blackler sur X en réaction à un visuel repartagé par la doctorante sur Instagram - carte de « la Palestine de la mer au Jourdain » à motif keffieh, avec les logos de Samidoun (interdit en Allemagne en 2023) et d’Urgence Palestine (dissous en mai 2025 par le ministère de l’Intérieur) ; la thèse d’Iman El Feki sur la « sortie de prison et [la] prévention de la radicalité violente », financée par le Conseil scientifique sur les processus de radicalisation (Cosprad) ; la nullité de la plainte prononcée en juin 2026 par le tribunal judiciaire de Strasbourg pour une erreur de procédure du parquet ; enfin la décision de la présidente de l’Université de Strasbourg, qui a fait régler les honoraires d’avocat de la doctorante sur fonds publics tout en reconnaissant par écrit que le financement n’était pas possible au titre de la protection fonctionnelle. Contactée par Le Point, la présidence de l’Unistra n’a pas souhaité commenter.